mercredi 9 juin 2010

L'Air du Temps





Voici mon flacon en question.


Le premier article que j'ai consacré au parfum sur mon blog était dédié au magnifique L'Air du Temps qui est certainement l'un de mes parfums préférés. Je viens de le supprimer à cause de sa piètre qualité et je voudrais m'y consacrer entièrement ici.



J'ai en effet mis la main il y très peu de temps sur un flacon de cette petite merveille dans les affaires de ma mère, et il se trouve que le jus en question est un extrait datant du début des années 1980, donc non reformulé (je suppose, étant donné le fossé qui existe entre la fragrance ici présente et l'infâme parfum reformulé qui est maintenant disponible). Et je pense que, réellement, ce parfum nécessite du moins un article, si ce n'est un livre tout entier, qui lui soit dédié.



En quelque sorte, L'Air du Temps est mon classique à moi. C'est l'un des premier jus que je vais honteusement qualifier d' « ancien » qui m'ait ainsi fait vibrer. Car il faut bien le dire, il s'agit d'une merveille de poésie et de délicatesse, et qui, bien que chargé d'innocence au premier abord, est un merveilleux élixir amoureux (ayant une charge érotique bien plus faible que des grands classiques féminins comme le No 5, Mitsouko ou Shalimar, il faut tout de même l'avouer).



En l'espèce, on a affaire à un jus composé par le nez Francis Fabron pour la maison Nina Ricci en 1947. Année, qui, selon moi, marque le renouveau de la scène artistique française tant du côté de la mode (c'est en effet cette année-là que Christian Dior sort sa première collection et marque l'une des plus grandes révolutions dans le monde du vêtement avec l'apparition de ce que les chroniqueurs de l'époque appelèrent le New Look) que de celui de la parfumerie avec une quantité INCROYABLE de classiques, et pas des moindres : Vent Vert, Femme, Fracas, Miss Dior et j'en passe. Et parmi eux, donc, L'Air du Temps (je triche un peu, certains de ces parfums étant sorti en 1948. Mais je les rattache à la même époque).



Comme je l'ai déjà dit dans l'article consacré à Boudoir de Vivienne Westwood, l'une des difficultés des grandes maisons de couture consiste à réussir à lancer un parfum -surtout un premier- qui puisse se trouver en parfaite adéquation avec ses créations et l'image qu'elle renvoie au public (et si le jus arrive à être un succès commerciale, c'est bien aussi, même si ça n'a pas toujours été le cas – je pense notamment au Kingdom de Alexander McQueen qui a malheureusement été arrêté et que j'aurais adoré sentir au moins une fois). En l'occurrence, un premier parfum avait déjà été sorti par la maison Nina Ricci en 1946. Il s'agissait de Coeur Joie, un floral musqué. Mais l'Air du Temps marque une étape supplémentaire, plus en adéquation encore, avec les codes de la maison : romantisme certain dans les collections, travail autour de matières vaporeuses -tulle, dentelle- dans des couleurs douces, drapés et volumes romantiques … Et L'Air du Temps est donc un condensé de tout cela.



Le parfum d'origine commence sur une envolée d'aldéhydes (les colombes du flacon !) ainsi que de bergamote, très légères, vite rattrapée par des notes plus puissantes d'oeillet qui « orientalisent » un peu la fragrance. Je pense que des notes de clous de girofle on été également ajoutées pour donner plus de puissance à la création. Puis vient ce bouquet floral absolument divin, de roses, jasmin, gardénia, ylang ylang et voir même de lys et de violette (que je devine). L'Air du Temps est selon moi le meilleur exemple de ce qu'est cet accord bouquet floral justement (ce serait d'ailleurs plus un bouquet de mariée qu'un simple bouquet décoratif posé sur une commode dans un coin). Et les notes de fond sont musquées et moelleuses : de la vanille en très faible dose, de l'iris, un peu de santal et surtout une débauche de muscs qui fait dire que ce parfum n'est pas si innocent que ce que son flacon (Lalique) laisse présager. C'est beau, doux, et féminin. Un grand parfum floral.



Mais un grand floral qui, malheureusement appartient aussi au passé puisque, malgré son succès, il a été victime d'un reformulation plus que honteuse qui l'a TOTALEMENT dénaturé. Je ne sais d'ailleurs pas si celle-ci provient d'ingrédients maintenant interdits ou de la volonté de lifter le parfum afin de le rendre plus « moderne », « accessible ». Quoiqu'il en soit, le lifting a été fait et c'est une belle catastrophe. Un peu comme si on avait proposé une opération de chirurgie esthétique à une vieille femme encore très belle et que celle-ci se serait retrouvée avec un de ces visages inexpressifs et sans âme que l'on croise chez les personnes accro à la chirurgie.



Donc, qu'est-ce qui ne va pas avec la reformulation ?



Et bien,on a toujours cette envolée d'aldéhydes, mais un peu plus plate que l'originale. Ensuite, je trouve que les notes épicées d'oeillet sont beaucoup moins puissantes et moins denses que l'original. Mais le gros du massacre a été commis dans les notes de coeur et de fond. Cet accord bouquet floral semble avoir été remplacé par un simple accord de fleurs blanches : on sent beaucoup moins la rose et ces notes de violette et de lys. Restent le jasmin (un peu trop épuré) et le gardénia. Un peu triste, je trouve. Quant au fond, il semble être noyé dans une note de muscs lessiviels un peu trop synthétiques à mon goût, en omettant les autres notes de santal, vanille et iris qui manquent de relief et de présence. J'ai l'impression que le parfum a été balancé dans une énorme marmite de flotte et qu'il en est ressorti en ayant à peu près autant de saveur qu'un morceau de mauvaise viande bouillie (sans rien !). Sans compter sa tenue très mauvaise, du moins pour l'eau de toilette. Une grosse, grosse déception.



Et puis, il faut bien dire que, de nos jours, on a vraiment l'impression que les parfums Nina Ricci atteignent les tréfonds de l'enfer : Nina, Ricci Ricci … Quel gâchis pour une maison qui avait autrefois tant de panache. Maintenant, on dirait juste le fournisseur officiel des jeunes filles en manque de glucose (et si seulement les parfums Nina Ricci pouvaient être les seuls responsables de ces fragrances diabétogènes !).



Donc si vous avez la chance de mettre la main sur une édition vintage de ce parfum, c'est une occasion à ne pas manquer.

lundi 7 juin 2010

sport

A quelques jours de la coupe du monde de football (qui est le cadet de mes soucis, d'ailleurs), j'aimerais faire part de mon opinion sur le sujet.

Jacno, Le Sport

dimanche 6 juin 2010

sex pistols



Is this the scent of anarchy ?


Le 12 juillet sortira chez Sephora un parfum Etat Libre d'Orange exclusif inspiré par les Sex Pistols. La fragrance, sobrement intitulée Sex Pistols, a été composée par le nez Mathilde Bijaoui à qi l'on doit déjà Like This (toujours chez ELO, sorti au mois de mars), Lily and Spice de Penhaligon's ainsi que le Cédrat chez Roger & Gallet.
Ce parfum se veut inspiré par l'esprit de rébellion du punk anglais et, conformément à la tradition de chez ELO, en rupture avec les codes de la parfumerie moderne. La composition contiendrait donc, d'après la description officielle une note de tête de citron et d'aldéhydes, suivi de notes de d'ambrette, de poivre noir, d'héliothrope (ça ne fait pas très « rebelle » pour moi, mais bon …), de patchouli et de cuir.


Je ne peut pas ici me prononcer sur la fragrance en elle-même que je n'ai pas encore sentie. Mais il est légitime de s'interroger sur l'opportunité choisie par Etat Libre d'Orange de sortir un parfum en exclusivité chez Sephora.
En soi, l'idée n'est pas mauvaise : distribuer des marques niches dans une enseigne de grande distribution parfumée est un bon moyen pour une marque niche de se faire connaître. On peut par exemple trouver un choix de créations Serge Lutens chez Sephora également. Pour ELO, ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'un de leur parfum est distribué chez cette enseigne : on se souviendra qu'en 2007 déjà ils avaient sorti en exclusivité Noël au Balcon, une fragrance honnête et agréable mais qui n'avait pas l'aura d'un Vierges et Toreros (ce parfum est disponible à la boutique rue des Archives). Ils avaient d'ailleurs renouvelé l'expérience l'année d'après avec Bendelirious, un très bel iris avec un accord de champagne et de cerise en note de tête, et ce pour le grand magasin new-yorkais Bendel. ELO n'en est donc pas à sa première collaboration avec une grande enseigne de distribution.


Cependant, je trouve regrettable que, dans cette hypothèse, ils continuent à clamer haut et fort leur singularité, leur volonté de rupture alors que de part le choix de leur inspiration (les Sex Pistols, mais je reviendrais là-dessus plus tard) et leur mode de distribution, ils se rapprochent de plus en plus d'un produit mainstream et sans âme. Et, je trouve, c'est bien dommage d'adopter une attitude hypocrite (après, je le répète, je n'ai PAS senti cette fragrance donc je suis incapable de juger de sa valeur).



Tout d'abord, ce choix d'une égérie punk. Le punk n'existe pas et n'a jamais existé, et s'en revendiquer -à l'heure actuelle en plus- lorsqu'on a plus de 16 ans, c'est un peu minable. Lorsqu'on a 14 ans et qu'on fait du bruit pour énerver ses parents c'est touchant, mais après, c'est simplement pathétique.
Ensuite, n'importe quelle personne possédant une culture musicale basique est au courant que les Sex Pistols ne sont qu'une création du docteur Frankenstein qu'était Malcolm McLaren et que l'énergie musicale de ces années n'a rien à voir avec ce groupe de pantins. Lorsqu'on écoute ne serait-ce qu'un peu attentivement Never Mind The Bollocks, on se rend bien compte que cet enregistrement n'est pas l'oeuvre spontanée d'un quelconque génie musical mais qu'il s'agit juste d'un production bien léchée avec 14 couches de Les Paul. Cet album de plus n'est sorti qu'à la fin de ce soit-disant mouvement punk (en octobre 1977 pour être précise) alors qu'à l'époque il y avait des trucs bien plus excitants qui existaient. Donc voilà, pour capter cette idée de rebellitude, il y avait de meilleurs choix à faire.
Je ne sais pas, peut-être que d'un aspect purement esthétique, ce côté punk leur plaît, les Sex Pistols étant plus des égéries rock'n'roll qu'autre chose (et le rock'n'roll, ça se vent bien, surtout lorsqu'il ne s'agit PAS de musique).


Et puis, pour dire les choses, c'est un groupe qui se vent en passant son temps à se reformer et faire des concerts pour remplir leurs caisses. Je ne saurait dire si l'initiative vient de ELO et qu'elle a été approuvé immédiatement par les Pistols par manque d'argent ou pour toute autre raison mais je doit dire que cet aspect ultra marketing ne me plaît pas du tout.


C'est sûr, ce parfum semble plutôt se destiner à l'ado de 15 qui fait son rebelle et qui achète l'accessoire qui manquait à sa panoplie plutôt qu'à la clientèle qu'ils semblent parfois viser. C'est à dire celle de bobos à t-shirt vintage et barbe de 3 jours qui lisent les Inrocks et qui se prennent pour des libertins simplement parce que leur parfum s'appelle Sécrétions Magnifiques (qu'ils ont d'ailleurs choisi pour le nom) et qu'ils ont failli participer à une orgie. (Désolée, j'adore réduire les gens à des stéréotypes sociologiques).


A vrai dire, ils auraient été plus crédibles en utilisant le Velvet Underground qui, en plus de bien se vendre (et de faire de la bonne musique, il faut avouer), a un côté plus intello et plus … underground. Qui serait parfait en égérie réconciliant le côté sexe de Etat Libre d'Orange (leur chanson Venus in Furs serait selon moi une inspiration parfaite pour un nouveau parfum), le côté intello snob des bobos et grand public des clients Sephora (du moins les porteurs de mèches et de jeans slim).


Succès marketing, certainement. Après, j'attends ce que me dira mon nez.

lundi 31 mai 2010

Boudoir




Tout a déjà été dit, redit et rabâché sur Vivienne Westwood. Son insolence, sa fascination pour le costume du XVIIIe siècle, sa maîtrise des volumes et sa théorisation du look punk. En somme, une mode pas toujours facile à aborder lorsqu'on se penche sur ses créations haute couture mais tellement désirable par certains côtés.
J'ai une certaine tendresse pour Vivienne Westwood puisque c'est un peu grâce à elle que j'ai découvers l'univers merveilleux de la mode. J'ai eu ma phase d'ado de 13 ans qui se prend pour une rebelle parce qu'elle écoute les Clash et les Sex Pistols. Et bon, qui dit Sex Pistols dit Malcolm McLaren, dit Vivienne Westwood. Et c'est donc comme cela (et comme beaucoup de monde, ceci dit en passant) que j'ai découvers son travail. En grandissant, je me suis ensuite forcément plus penchée vers ses essais corsetés et crinolinés de robes haute couture que vers ses t-shirts représentant sa Majesté Élisabeth II avec une épingle de nourrice dans le nez. Personnellement, je reconnais que la créatrice a véritablement donné ce qu'elle avait de mieux vers la fin des années 1980 jusque le début des années 2000 (la collection Mini-Crini, formidable) mais qu'à l'heure actuelle, son travail ne présente plus qu'un intérêt très relatif.


Boudoir est donc le premier parfum de la créatrice anglaise. Et il faut reconnaître que ce parfum est en parfaite adéquation avec son univers. Baroque, complexe, divinement anglais mais avec également une facette fun héritée de cet héritage punk qui ne se prend pas au sérieux.
Pour une maison de couture, lancer un parfum est toujours une affaire délicate, puisque le jus doit correspondre à l'esprit de la maison. Il est indéniable que l'adéquation entre des parfums comme le No 5 (ainsi que la plupart des compositions qui ont suivi) et la maison Chanel sont en adéquation parfaite avec l'image que cette maisons renvoie d'elle : chic intemporel à la française et surtout pas de faute de goût (bon, malheureusement, Coco Mademoiselle et Chance Eau Tendre sont venus casser cet équilibre).

Pour Vivienne Westwood, il fallait donc un parfum complexe. Et si j'emploie ce mot, c'est justement parce que c'est le cas pour Boudoir. Tout d'abord, une tête hespéridée légèrement sucrée par la présence du pamplemousse rose et peut-être de quelques aldéhydes. Ensuite, un coeur qui révèle un bouquet floral extrêmement dense et complexe, composé autour d'une note de fleur de tabac (qui me fait légèrement penser au freesia et aau jasmin). En vrac, on sent de la fleur d'oranger (qui apporte une note sucrée), de la jacinthe, de l'ylang-ylang, de la violette, de la rose et du jasmin. Une note verte très furtive est due certainement à la présence de chèvrefeuille. Je suppose également une note de muguet et peut être de framboise. Enfin, on pourra remarquer la présence d'une note qui ressemble beaucoup à celle de la banane. L'ensemble de cette note de coeur très dense a un côté sucré légèrement bubble-gum. Le fond est assez généreux lui aussi puisqu'il tourne autour d'un accord très ambré et de notes de civette, de cannelle, de vanille, de patchouli, et peut-être de cuir.
En définitive, je qualifierait Boudoir de bouquet floral ambré et poudré.

Pour un parfum sorti il y a à peine 15 ans, cette fragrance peut donc sembler assez surprenante, surtout lorsqu'on pense au succès de ses contemporains comme cKone ou Acqua di Gio par exemple. La composition ressemble plus à celle d'un parfum des années 50 que celle d'un parfum de son époque composé à l'époque où le minimalisme était de mise. Et lorsque je le sens, j'ai vraiment l'impression d'une certaine parenté avec Fracas.

Boudoir est déjà un parfum culte dans le sens où j'ai l'impression que de très nombreux parfums s'en sont inspiré. Je pense notamment à de très nombreuses fragrances de chez Etat Libre d'Orange comme Putain des Palaces, qui a mon avis tient autant de Boudoir et de Habanita. Dans une moindre mesure, je constate également des liens de parenté avec leur Divin Enfant et leur Encens et Bubblegum.

Mais, je dois avouer que, personnellement, je n'arrive pas à accrocher. Déjà, il fait partie de la très grande majorité des parfums qui tournent au contact de ma peau. Et puis, après ce côté opulent sucré avec cette petite facette de bubble gum, je ne peux vraiment pas. Disons que globalement, ce parfum m'a déçue. Lorsqu'on y prête attention, on peut découvrir la complexité de la fragrance mais prise dans l'ensemble, sentie vite fait, Boudoir peut sembler moyen. Mais bon, après je pense que ce parfum fait partie des parfums qu'il faut apprivoiser pour pouvoir l'apprécier. Peut-être qu'avec du recul mon avis sera différent.

Il faut également remarquer que ce parfum est difficilement disponible en France mais que par contre il a beaucoup de succès auprès des britanniques. Culturellement plus proche de leurs goûts je pense.

Pour résumer, je vais dire que je n'arrive pas à cerner ce parfum (et je dois avouer que c'est assez énervant) et à me prononcer pour déterminer s'il s'agit d'un chef d'oeuvre ou d'un gros n'importe quoi.

dimanche 23 mai 2010

bang

Marc Jacobs sort un nouveau parfum. Bien sûr, tout va être dit et redit à ce sujet. Pour une marque qui est passé en quelques années du statut de parfumerie niche à celui de produits mainstream, je ne m'attends pas forcément à quelque chose de faramineux. Je verrais bien au moment voulu . Par contre le flacon me plaît beaucoup et, je ne sais pas pourquoi, il me fait penser à celui de Vol de Nuit de Guerlain.



J'adore les pubs Marc Jacobs réalisées par Juergen Teller : je trouve que le traitement de l'image, un peu viellie, ne manque pas de charme. Elles ont aussi un côté un peu intimiste de photos souvenir d'amateurs bien qu'elles soient extrêmement travaillées.
Bon, ici, on a droit à Marc Jacobs nu, ce qui ne fait que confirmer le fait que le designer, après les photos réalisées par Terry Richardson pour le Harpers Bazaar en 2008, adore toujours autant poser à poil.



(photos du shooting pour le Harpers Bazaar en question)


Je sais, ce post est totalement dénué d'intérêt, c'est juste que j'ai toujours bien aimé les campagnes de pub Marc Jacobs, et je trouvais le parallèle avec le shooting Harpers Bazaar assez flagrant.

Après, je vois cette campagne comme une version plus souriante et beaucoup moins vulgaire que celle de Tom Ford for Men. Personnellement, j'aime vraiment ce que fait Tom Ford côté design mais ses campagnes du pub, réalisées justement par Terry Richardson (encore lui !), sont excécrables. Je ne vois vraiment pas l'intérêt de cette mode du porn (pas) chic. Sans oublier l'image dégradante de la femme et de l'homme. La nudité, même si elle est sensée faire vendre un parfum, ne me gène pas en elle-même, mais là, c'est trop. On dirait un sale gosse qui s'amuse à dire des gros mots pour voir si un adulte va venir lui laver la bouche avec du savon. Pure provocation pas constructive du tout.