dimanche 6 mai 2012

L'Ombre sur le Lac




Most of the time, synesthesias first come when testing a perfume (for the first time or after numerous tryouts). It’s actually really rare that for me to think of a peculiar perfume while looking at a picture or listening to music or watching a movie. But it has occured with this painting, The Lady of Shalott by the british preraphaelite painter John William Waterhouse, inspired by the same name poem by Alferd Tennyson. The expression of the Lady, the somehow faded colors and, most of all, the infinite melancholia emitted by this painting made me immediately think of L’Ombre dans l’Eau, by Diptyque. A french perfume with the most british twist. A green rose, crused leaves and blackcurrent. The scent of spring. It could have been a sparkling joyful perfume but it sets me on the contrary in a beautifully sad state of mind.

The scent of a melancholic landscape in a preraphaelite painting.





L’Ombre dans l’Eau, Diptyque (1983)
The perks of being a desperate romantic.

 Illustration : John William Waterhouse, The Lady of Shalott, 1888

Witches and Wizards


I know it might appear as totally crazy to some of you but an evidence appeared to me a few days ago, while I was watching some music videos by Kate Bush, an artist that I strangely love to listen to during this period of the year (few weeks before Halloween, I thing it’s pretty normal for an artist
who makes witches music).



Well anyway I was watching her videos* and while I came to Running Up That Hill, I had an illumination : “This is so Serge Lutens-esque ! “  I mean, really, I noticed a strong connection between her visual identity and Serge Lutens universe, especially his pictures. And then I naturally
thought of his perfume. Which Lutens fragrance could be combined with this great music ?




I know Luten’s creationg are strongly inspired by the Middle-East and East of Asia, by orientalism and exotism. But the fragrances that are more inspired by Europe also don’t lack mysticism (think about Chêne, Iris Silver Mist, Un Lys, Rousse, even Féminité du Bois). A mysticism which could suit Kate’s Bush somehow strange and fairy world.
I first thought about Féminité du Bois (don’t ask me why) but then I thought of the delicate and powdery Clair de Musc. Clair de Musc, definitely a perfume for a wood nymph, created by a wizard of scent.

*(and I also learned that some people are actually convinced that’s she’s a copycat of Florence and the Machine. I didn’t even wanted to try to understand)




vendredi 21 octobre 2011

Changement de site :

http://therebelgardener.tumblr.com/

A bientôt (en anglais) sur Tumblr.

mercredi 7 septembre 2011

Feel Good Perfume - Vanillary



Il faut bien le dire un jour ou l'autre, mais trop de snobisme tue le snobisme.


Je sais de quoi je parle, étant moi-même une snob de la pire espèce. Mon pire vice ? Juger, puis mépriser les gens à cause de leurs goûts : 1) musicaux – et ce depuis que j'ai 13 ans ; 2) filmographiques ; 3) parfumés. Et sans aucune honte.


Mais cela me fatigue. Je suis juste une gentille fille qui prétend être très méchante et très snob par jeu.


Les marques de niche et leur image parfois pseudo intellectualisante tendance dandy décadent fasciné par le sexe, la mort et la déchéance physique me fatiguent (oui, Serge Lutens et Etat Libre d'Orange, c'est à vous que je parle). Les références poussées aux oeuvres des écrivains et peintres symbolistes et décadents, souvent utilisées à mauvais escient, me fatiguent. Et me dépriment.


En matière de musique, de littérature ou de cinéma, tout comme en matière de parfums aussi j'ai envie de choses simples, parfois mêmes gentilles et sucrées. Des parfums « feel good », l'équivalent parfumé des films que l'on regarde jusque plus soif en cas de grosse déprime.


Mon top 3 de "Feel Good Movies" ou "Les Films que je regarde en boucle quand je suis déprimée - ou pas"



3) My Fair Lady



2) Annie Hall



1) The Royal Tenenbaums


(quoique, même mes feel good movies sont aussi des films de snob. Crotte. J'aurais mieux fait de me taire)




Ce dont je veux parler, c'est de parfums qui ne sont pas nécessairement mauvais, juste simples, sans prise de tête.


Actuellement je reconnais avoir un gros coup de foudre pour Vanillary de chez Lush (mais si, cette marque de cosmétiques anglais bizarroïdes). Moi qui me targue de détester les sucreries en matière de parfums, me voilà servie.


Vanille, jasmin, caramel, tonka. Une composition simple, mais loin d'être désagréable ou écoeurante. Juste ce qu'il faut pour éclairer une journée un peu maussade et se mettre de bonne humeur le matin.


Je ne vais par pour autant abandonner mon Dans tes Bras adoré, mon N°19 d'intellectuelle frigide et mes autres Muscs Koublaï Kahn. Je dis simplement qu'une petite friandise pop et sucrée de temps en temps peut faire autant de bien qu'une chanson des Beatles qui passe à la radio ou une bonne tasse de thé après une journée maussade.




Et pour un parfum pop et sucré, des mélodies pop et sucrées. Ou l'idéal pour commencer un lundi matin qui s'annonce pluvieux.







mercredi 27 juillet 2011

Merci Amy.



(Article sorti en pleine précipitation, suite à un évènement de merde)



Amy Winehouse par Terry Richardson


La première fois que j'ai vraiment entendu Amy Winehouse, je l'ai prise pour une artiste de la Motown que je ne connaissais pas encore. J'étais sur une radio diffusant principalement des oldies (Classique 21 anyone ?), étant à l'époque en plein dans ma période rock 70s. Et ils ont diffusé Back to Black. Dans un premier temps, je me suis imaginé une chanteuse noire, avec une choucroute bien ordonnée, un hybride entre Nina Simone et Diana Ross lorsque celle-ci faisait encore partie de The Supremes. A la fin de la chanson, le présentateur a donné le nom de la chanson. Puis celui de l'artiste. Amy Winehouse. Je ne m'attendais pas à ça. Certes, je la connaissais un peu « de vue », l'ayant aperçue au détour d'un magazine de mode. Je l'imaginais en fait davantage comme une simple artiste de R&B bidon mais qui essayait juste de se donner un genre, pour se « démarquer » (un peu comme Lady Gaga qui arrive à duper la moitié de la population – l'autre moitié n'en ayant strictement rien à foutre - en faisant passer sa soupe On-prend-le-pire-de-l'Eurodance-des-années-1990 pour une création de génie à l'aide de tenues moches, tenues qu'elle a d'ailleurs piquées sans vergogne à des gens beaucoup plus talentueux qu'elle). Je ne pensais pas qu'elle avait cette voix, ce magnétisme. Ce talent.


Cette chanson fut comme une lueur d'espoir pour moi. J'étais arrivée à un niveau de désespoir pratiquement absolu en ce qui concernait la musique pop et rock actuelle. Selon moi, on avait atteint un point de non retour. C'était bien avant que je ne creuse davantage les méandres de la création rock indépendante, et que je n'élargisse mon horizon musical à d'autres choses que du bon gros vieux rock.


Bien entendu, ce que je n'entendais n'était pas totalement nouveau. Mais grâce à sa musique, j'ai enfin accepté l'idée que, à l'heure actuelle, le recyclage musical pouvait être aussi une bonne chose.


Techniquement, je reprocherais presque à sa musique (enfin, l'album Back to Black, que je connais bien mieux que son premier) d'être trop léchée, trop suproduite, collant presque trop à l'air du temps. Trop mainstream en somme. J'aurais personnellement davantage aimé qu'elle se distingue en adoptant une imagerie encore plus rétro, puisqu'avec sa voix, et son talent, c'est une chose qu'elle aurait pu se permettre. Elle aurait pu être, encore plus qu'elle ne l'a été, une véritable icône jazz et soul.


C'est pour cela que j'attendais avec impatience son prochain album. J'aurais adoré savoir ce qu'il allait en retourner


Mon rêve aurait été qu'elle sorte un jour un album produit par Phil Spector. Le plus grand producteur de musique pop du XXe siècle. La combinaison entre sa voix et le wall of sound Spectorien aurait été une vraie merveille.

(Mais je ne pense pas que cela aurait été possible, techniquement parlant. Même si Spector n'était pas en prison, je le verrais tout de même mal en train de pousser Amy jusqu'à l'épuisement en la menaçant à l'aide d'un révolver dans une chambre froide tout en sirotant du vin dans un thermos …)


Il est trop tard maintenant. Encore un album de plus qui restera à l'état de fantasme dans mon esprit.






Merci Amy.